Conférence – 13 mai 2017 – FABRIQUER UNE VILLE À NOTRE MESURE

170513_Conf_Ste.Foy

Conférence Publique le 13 mai 2017 à 16h

Salle des Fêtes de Sainte Foy la Grande – Entrée libre et gratuite

FABRIQUER UNE VILLE A NOTRE MESURE : LE DESSIN ET LE RECIT

Qu’est-ce que fabriquer la ville aujourd’hui ?

Quelle est la bonne mesure de celle dans laquelle on se propose de vivre ? Quelle place y occupe le citoyen ?

Quelle autre, prennent le consommateur et l’entrepreneur ?

Quel savant dosage pour rassembler ceux qui y habitent, ceux qui y travaillent, ceux qui la parcourent ?

Quand compétitivité des territoires et citoyenneté ne poursuivent pas toujours le même dessein…

 

Faire la ville, c’est toujours à la fois aménager matériellement les lieux et produire du sens, du récit. Désormais, les pouvoirs publics y engagent de plus en plus une part de négociation qui renvoie au registre marchand de son origine.

Notre conférencière,Madame Ingrid Voisin, ingénieure urbaniste, riche de vingt ans de service public au sein des collectivités locales, est invitée pour partager ces questions avec nous, . Urbaniste au service de trois projets urbains, Périgueux 2010, Bordeaux 2030, Libourne 2025, elle engagera son expérience pour ouvrir la discussion.

Jean-Luc de Lapoyade

Laïcité – Conférence du 16 décembre 2017

171216_Affiche_Conf_Laicite_Concorde

Dans ce cadre habituel de l’anniversaire de la Loi dite de séparation des églises et de l’état du 9 décembre 1905 qui sanctuarise le principe de laïcité dans notre espace politique, nous organisons cette conférence publique et gratuite.

Date et lieu : 16 décembre prochain à 16 heures en la salle municipale Clarisse Brian Reclus de Sainte Foy la Grande.

Son titre : Laïcité, Concorde et Cohésion Nationale.

Descriptif : Les attentats perpétrés depuis 2012 sur le sol français, par une majorité de djihadistes français car nés en France, sont le révélateur des tensions identitaires et des failles qui traversent notre société. A cet égard, le djihad « de proximité », selon l’expression de Gilles Kepel, doit être regardé comme une menace très sérieuse et inédite pour la cohésion nationale. Dans cette conférence, David Djaïz se propose d’analyser précisément cette menace, avant de revisiter les concepts de « laïcité » et de « concorde » qui, conjugués l’un à l’autre, sont les seules armes spirituelles qui permettront de vaincre le péril terroriste et de réaffirmer l’unité de notre nation. La concorde et l’amitié civique doivent être la priorité d’une société qui veut éviter la dislocation.  »
Comme à l’habitude, la conférence se poursuit par un échange avec le conférencier et un moment de partage autour d’un verre.

Le conférencier : « Né à Agen en 1990, ancien élève de l’ENS et de l’ENA, David Djaïz est essayiste et enseignant à Sciences Po. Il a publié « La guerre civile n’aura pas lieu » (éd. du Cerf, 2017). »

Pour aller plus loin, voici la 4ème de couverture de son livre.

Tout a été dit sur les attentats qui frappent la France. Sauf l’essentiel. Nation, État, Europe, islam, monde et,
surtout, religion, politique : tels sont les termes qu’il s’agit de penser et que repense ici David Djaïz en s’emparant du spectre de la guerre civile qui hante la Cité des hommes.
Des origines à aujourd’hui, des conflits intestins dévorant la Grèce antique au djihad global enflammant désormais la planète, en passant par la Saint-Barthélemy, l’ère coloniale et la bataille d’Alger, cette archéologie historique éclaire comme jamais les malentendus du présent. Convoquant Thucydide et Hobbes, Montaigne et Schmitt, Ibn-Khaldûn et Sayyid Qutb, cette enquête philosophique désencombre l’horizon des peurs et des préjugés de l’heure. Dénonçant dérives communautaristes et illusions sécuritaires, cette critique des fausses réponses actuelles restitue le débat à ses vrais enjeux.
À moins de comprendre pourquoi et comment le conflit interne est inhérent au fait de société et en détermine la vie même, nous ne saurons ni résister, ni avancer.
Un premier essai flamboyant qui soumet l’espérance à la lucidité.
Normalien, énarque, enseignant à l’Institut d’études politiques de Paris, David Djaïz, 26 ans, compte d’ores et déjà parmi les jeunes voix intellectuelles de gauche.

Conférence Publique 10 Décembre 2016 « La laïcité au défi du multiculturalisme »

Compte rendu de la conférence publique du 10 décembre 2016

« La laïcité au défi du multiculturalisme »

 

À l’occasion de la journée de la laïcité, près de 120 personnes assistaient, samedi 10 décembre, à la conférence publique proposée par la loge Travail & Progrès du Grand Orient de France à Sainte Foy la Grande.

La salle, gracieusement mise à disposition par la mairie de Port Saint Foy, était comble. Il a même manqué quelques chaises.

Au lendemain de l’attentat commis contre Charlie Hebdo, la question du blasphème et de sa condamnation s’est de nouveau imposée dans les débats nationaux et internationaux, montrant que le passé religieux hantait encore les législations et les consciences européennes. À travers cet exemple, Anastasia Colosimo* se propose de revenir aux fondements philosophiques et politiques du multiculturalisme anglo-saxon qui menace la laïcité à la française.La conférencière Anastasia Colosimo, politologue et chargée de cours de théologie politique à Science Po Paris a tenu la salle en haleine pendant près de deux heures. Elle nous a offert une pensée claire et accessible, des prises de position enrichissantes et un humour chaleureux.

Anastasia Colosimo, philosophe, chargée du cours de théologie politique à Sciences Po Paris, auteure des « Buchers de la liberté » (stock 2016).

Pour ceux qui ont eu la chance d’aller au festival Philosophia de Saint Emilion, en mai 2016, Anastasia, invitée par le magazine « La Vie », y avait fait forte impression.

Dans une première partie, elle rappelle que la condamnation du blasphème a de tous temps été un instrument politique plus que religieux. Elle expose en quoi l’affaire des caricatures de Charlie Hebdo en 2005 et d’autres procès moins médiatisés réintroduisent cette idée de blasphème dans notre droit. La dénomination disparait au profit de celle d’offense aux croyants. Elle voit là un effet de la loi Pleven de 1972 qui complète la loi de 1881 sur la liberté de la presse alors que cette dernière a su traverser le 20ème siècle sans amendements. Ainsi, plutôt que de défendre des individus, la loi tend désormais à protéger le sentiment d’appartenance à un groupe (ethnie, religion, etc.). Ces dispositions ouvrent droit à la saisine des tribunaux par des associations censés représenter ces groupes bien souvent peu ou mal définis. L’application de cette loi somme les individus à se positionner dans une communauté sans qu’ils le souhaitent nécessairement. Un piège selon la conférencière.

Là se situe le cœur de la pensée d’Anastasia Colosimo : ce glissement juridique installe l’identité communautaire qui limite de fait la liberté de conscience.  Jusqu’à ces modifications de la loi de 1881, les limites de la liberté d’expression étaient la diffamation, l’injure ou l’atteinte à l’honneur de la personne.

Au passage, elle souligne une difficulté intellectuelle et la subjectivité de l’application de ce principe communautaire en France où il est interdit de dénombrer les citoyens en fonction de leur appartenance ethnique ou religieuse. Et donc de les juger ou définir comme tels.

Ce glissement s’est accentué avec les lois mémorielles qui se sont succédées depuis les années 1990 malgré l’opposition de nombreux intellectuels et notamment des historiens. En effet, installer une communauté dans notre droit transfère au politique la définition du fait historique lui ôtant ainsi son objectivité.

L’ambiguïté introduite par la loi devient source de tensions au lieu de l’apaisement qu’elle prétend souhaiter.

La conférencière confronte ces dérives juridiques à l’idée de l’homme dans notre République laïque et sociale, libellée dans cet ordre dans l’article 1 de notre constitution. Une idée de l’homme qui est aussi notre utopie. L’enjeu est de considérer le citoyen comme être doué de raison, nu de toute appartenance, invité à se prononcer sur l’intérêt public plutôt que sur celui de sa communauté.  En effet, cette appartenance à une quelconque communauté ne dit rien de ce que ce citoyen pense ou de ce qu’il est. Se déclarant par ailleurs croyante chrétienne et pratiquante, Anastasia Colosimo fait le pari que cette utopie a une portée universelle.

À la suite de cet exposé, elle s’est livrée avec bonne humeur au jeu des questions avec la salle. Interpellée sur plusieurs sujets allant des crèches dans les mairies, à certaines lectures intransigeantes de la laïcité, au port du voile ou encore à l’enseignement du fait religieux, Anastasia Colosimo a répondu avec humour, rigueur logique et courage.

Elle souligne que lorsque la culture ou le culte, pose un problème à l’ordre public, l’état n’a pas d’autre choix que de s’en mêler. Sur ces sujets, malgré le principe d’indifférence de l’état à l’appartenance religieuse, elle plaide pour une posture pragmatique d’efficacité stratégique. Refusant les lectures idéologiques de la laïcité, elle n’a pas cherché de consensus à tout prix avec la salle. Son propos, emporté par son entrain, a parfois pu paraître excessif à certains.

Au total, la clarté de l’exposé, la simplicité et la pugnacité d’Anastasia Colosimo ont communiqué à la majorité de l’assistance un bel enthousiasme citoyen. Elle lui a offert en partage un point de vue communicatif sur la façon d’aborder les questions posées à notre société par l’application de ce principe organisationnel et non idéologique qu’est la laïcité.

Jean-Luc de Lapoyade

 

 

161210_laicite_multiculturalisme

Conference publique le 22 Mai 2016 à 18h – Actualité de la Laïcité

Conférence publique et gratuite, samedi 21 mai à 18h, salle Robert Teyssandier à Pineuilh

On aurait tout aussi bien pu inverser ce titre en « laïcité de l’actualité » tant cette actualité nous interroge sur la place et le rôle de la laïcité.

Cette actualité est perceptible à tous les niveaux, des enjeux internationaux aux problématiques locales, de l’appartenance à une collectivité de citoyens à la pratique d’une religion.

Comme ailleurs, le sujet est particulièrement prégnant dans notre région.

Principe émancipateur d’organisation de la société, garant des libertés d’opinions, facteur de paix et d’égalité, comment la laïcité se vit-elle aujourd’hui et comment peut-elle inspirer notre quotidien ?

C’est la réflexion que nous propose le conférencier Jean-Michel Quillardet, avocat à la cour d’appel de Paris, ancien Grand Maître du Grand Orient de France, membre de la commission consultative des droits de l’homme et fondateur de l’observatoire international de la laïcité contre les dérives sectaires.

CONFÉRENCE PUBLIQUE SAMEDI 23 AVRIL 2016

CONCEVOIR DU LIEN DANS LA CITE CONFERENCE PUBLIQUE GODF SAINTE FOY LA GRANDE 22 AVRIL 2016

LOGE TRAVAIL & PROGRÈS Grand Orient de France Sainte Foy la Grande

Conférence publique du 23 avril à 16h

« Dans notre quotidien de citoyen, nous voyons ou utilisons des objets. Produits par nous ou bien pour nous, ils éloignent ou réunissent ; c’est une affaire de conception. Quelles qu’en soient les motivations ­ fonctionnelles, techniques ou esthétiques ­, concevoir c’est faire des choix qui mettent en jeu des sujets, des objets, des habitats, des lieux et l’écosphère. Ces choix sont l’expression d’une politique du bien commun qui prend en compte, ou pas, la diversité, le partage, des échanges autres que marchands…

En s’appuyant sur leurs recherches et leurs réalisations, les conférenciers ­ architectes de formation, designers et artistes ­ nous montrent concrètement comment les objets disposés dans

l’espace public sont destructeurs ou créateurs de liens. »

Les membres de l’association seront heureux de vous accueillir à la salle de fêtes de Sainte Foy et de partager un verre de la fraternité à l’issue de la conférence.

Renseignements : Jean­Luc de Lapoyade – mail: jeanluc.delapoyade@gmail.com

Concevoir du lien pour la cité